Vous avez peut-être vu passer l’information sur les réseaux ou dans la presse : « BYD va être construite dans les usines Stellantis ». Et vous vous posez la bonne question : si les voitures chinoises sont bientôt assemblées en Europe, leurs prix vont-ils baisser ? Faut-il attendre avant d’acheter ? Ou est-ce encore une rumeur montée en épingle ? Chez Econnect Cars, nous appliquons à l’actualité la même méthode qu’à un véhicule d’occasion : on vérifie tout avant de s’engager. Voici le vrai du faux au 22 juillet 2026 — et ce que cela change concrètement pour votre projet d’achat.

D’où vient la rumeur ?

Elle ne sort pas de nulle part. Le 13 mai 2026, Bloomberg a révélé que BYD, premier constructeur chinois de véhicules électriques, discutait avec Stellantis et d’autres constructeurs européens pour reprendre des usines sous-utilisées sur le continent, plutôt que d’en construire de nouvelles. L’information a été reprise par Euronews, Caradisiac et la presse spécialisée européenne.

La logique industrielle est limpide : produire dans l’Union européenne permettrait à BYD de contourner les droits antisubventions imposés par Bruxelles fin 2024, tout en absorbant des capacités de production que les constructeurs historiques peinent à remplir. Au passage, une rumeur annexe prêtait à BYD des vues sur Maserati : le constructeur chinois l’a démentie publiquement.

Info ou intox ? Le verdict

Des discussions réelles, mais rien de signé

Au 22 juillet 2026, aucun accord n’a été annoncé. Nous sommes au stade des négociations, pas du contrat. Et un détail change tout par rapport à la formule qui circule : BYD ne veut pas faire produire ses voitures « par » Stellantis. Selon les informations de presse, le groupe chinois privilégie le rachat pur et simple de sites, qu’il exploiterait seul, sans coentreprise. Dire « BYD sera construite dans les usines Stellantis » est donc doublement prématuré : rien n’est conclu, et si un accord aboutit, ces usines ne seraient plus des usines Stellantis.

La confusion vient (aussi) de Leapmotor

Il existe bien une marque chinoise produite dans le giron de Stellantis : Leapmotor. Stellantis détient 51 % de Leapmotor International, la coentreprise qui commercialise ces modèles hors de Chine. En mai 2026, les deux partenaires ont officialisé leur intention de transférer l’usine Stellantis de Villaverde, à Madrid, à la filiale espagnole de Leapmotor International, avec un nouveau modèle envisagé en production à partir du premier semestre 2028. Une ligne dédiée est aussi annoncée à Saragosse pour le SUV compact Leapmotor B10 et un futur SUV électrique Opel. Une chinoise assemblée dans une usine (ex-)Stellantis en Europe, c’est donc une réalité en marche — mais elle s’appelle Leapmotor, pas BYD.

Où BYD produit réellement en Europe

Pendant que la rumeur tourne, la réalité industrielle avance. Voici l’état des lieux vérifié :

Site Marque Statut au 22 juillet 2026 À retenir
Szeged (Hongrie) BYD Production d’essai lancée début 2026 ; production en série attendue au 4e trimestre 2026 selon la direction de BYD Premier modèle : la citadine électrique Dolphin Surf ; environ 150 000 véhicules/an au départ, jusqu’à 300 000 à terme
Manisa (Turquie) BYD Projet en pause depuis juin 2026 Accord d’un milliard de dollars signé en juillet 2024 pour 150 000 véhicules/an ; chantier non démarré, « priorité à la Hongrie » selon la direction de BYD
Usines Stellantis (Europe) BYD Simples discussions révélées en mai 2026 Aucun site désigné, aucun accord signé ; BYD viserait un rachat en pleine propriété
Villaverde – Madrid (Espagne) Leapmotor Intention de transfert d’usine annoncée en mai 2026 Nouveau modèle Leapmotor envisagé à partir du premier semestre 2028
Saragosse (Espagne) Leapmotor / Opel Nouvelle ligne annoncée Leapmotor B10 et futur SUV électrique Opel

Résumons : la seule usine BYD active en Europe aujourd’hui est celle de Szeged, en Hongrie. Le projet turc est gelé, et la piste Stellantis reste une hypothèse de négociation. Tout le reste relève, pour l’instant, du conditionnel.

Ce que ça change pour acheter une chinoise moins cher

Aujourd’hui : des surtaxes qui pèsent sur les prix

Depuis fin octobre 2024, les voitures électriques fabriquées en Chine paient à l’entrée dans l’Union européenne des droits antisubventions définitifs, en plus des 10 % de droits de douane classiques. Pour BYD, la surtaxe est de 17 % ; elle grimpe à 18,8 % pour Geely et 35,3 % pour SAIC (MG). Concrètement, une BYD importée de Chine supporte environ 27 % de droits cumulés. Ces coûts se retrouvent, au moins en partie, dans les prix affichés en concession — ce que personne ne vous détaille au moment de signer.

Demain : le « made in Europe » rebat les cartes

C’est tout l’enjeu de Szeged : une BYD assemblée en Hongrie échappe à ces surtaxes. À mesure que la production locale monte en cadence, la pression sur les prix — neufs, puis d’occasion — devrait s’accentuer sur les segments concernés. C’est exactement le genre de bascule de marché que nous suivons de près pour nos clients : notre page dédiée au marché chinois fait le point sur les marques, les modèles et les pièges à éviter. Et en attendant que l’offre européenne de chinoises d’occasion s’étoffe, le réflexe le plus rentable reste souvent le même : sur le premium récent, le marché allemand affiche souvent, selon les modèles, des écarts de prix de l’ordre de 20 à 30 % par rapport à la France.

Côté malus, l’électrique garde l’avantage

Un point que les vendeurs oublient rarement de taire : en 2026, le malus CO2 se déclenche dès 108 g/km et peut atteindre 80 000 € au-delà de 192 g/km, tandis que le malus au poids s’applique dès 1 500 kg. Les véhicules 100 % électriques, eux, sont exonérés des deux. Autrement dit, importer une électrique — BYD ou autre — ne vous expose à aucun malus à l’immatriculation en France. C’est l’un des rares cas où la fiscalité joue franchement en faveur de l’acheteur averti.

Faut-il attendre un accord BYD-Stellantis pour acheter ?

Attendre un accord qui n’est pas signé, c’est parier votre projet sur une négociation dont ni le calendrier ni l’issue ne sont connus. Si un rachat d’usines se confirme, il faudra ensuite des mois, voire des années, avant que les premières voitures n’en sortent — le précédent turc, gelé près de deux ans après l’annonce, invite à la prudence. La vraie échéance à surveiller à court terme, c’est la montée en cadence de Szeged.

Si votre besoin est réel aujourd’hui, la démarche gagnante ne change pas : comparer les marchés, vérifier l’historique du véhicule, sécuriser la transaction et maîtriser la fiscalité. C’est précisément ce que nous détaillons dans nos guides d’import actuellement à −50 %, et ce que nous prenons entièrement en charge avec la délégation d’achat clé en main. Pour comprendre le déroulé étape par étape, tout est expliqué sur notre page comment ça marche.

Sources

Vous envisagez une BYD, une Leapmotor ou tout autre véhicule importé et vous voulez savoir ce qu’il vous coûterait réellement, fiscalité comprise ? Demandez votre estimation gratuite : nous chiffrons votre projet sous 48 h, sans engagement.

Pourquoi Econnect Cars

3 problèmes du marché. 1 plateforme qui les résout.

Le « marché des citrons » (George Akerlof, prix Nobel) : le vendeur sait tout, l’acheteur rien. Voici comment on remet l’acheteur au centre.

01

Accès privilégié & veille continue

Veille permanente sur les marchés publics et privés (mandataires, stocks pros, off-market, enchères, import direct). 12+ marchés mondiaux hors de portée du grand public.

Vous saisissez les bonnes affaires avant tout le monde
02

Expertise indépendante avant achat

Fini l’asymétrie d’information : historique carVertical, contrôle mécanique par expert certifié indépendant, vérif administrative — avant de signer.

Vous achetez sans vice caché ni mauvaise surprise
03

Fiscalité optimisée & vrai prix

Malus en partie évitable, en toute légalité : exonérations et abattements (carte grise, malus, TVA import, douane). Expertise en main, on négocie le vrai prix, preuves à l’appui.

Vous payez le vrai prix, sans taxe inutile

+ Garantie légale de conformité de 2 ans

Nous vérifions qu’elle s’applique pleinement (moteur, boîte, pont) et la faisons valoir. → Vous roulez couvert, l’esprit tranquille.

Les fondateurs

Les pionniers d’Econnect Cars

Un sourceur de terrain et un expert indépendant derrière chaque véhicule. On vous remet l’information — et le pouvoir.

Fondateur Louis Genty, fondateur et importateur automobile chez Econnect Cars

Louis Genty

Fondateur · Sourceur Europe & Asie

Je source des véhicules en Europe et en Asie depuis des années. Le malus est souvent réductible, dans le cadre légal : je vous aide à l’optimiser, sur des véhicules vérifiés et transparents.

12+ marchés · veille publique & réseau privé
Expert agréé Grégory Mottier, expert automobile agréé

Grégory Mottier

Expert automobile agréé

Expert automobile agréé, passé par Renault, Citroën et Volkswagen. J’expertise, je négocie et fournis des rapports complets, avant achat comme à la revente.

Rapport d’expertise complet · achat & revente