AccueilArnaques mobile.de et AutoScout24
Achat à l’étranger · Sécurité
mobile.de et AutoScout24 sont des sites sérieux, où des escrocs publient aussi. La règle qui protège de presque tout : ne jamais verser d’argent pour une voiture que personne n’a vue, à quelqu’un dont l’identité n’a pas été vérifiée. Voici les scénarios qui reviennent, et les contrôles qui les déjouent.
Une voiture 20 à 30 % sous le marché, de belles photos, un vendeur qui répond vite par e-mail et jamais au téléphone. Il est « à l’étranger », « en mission », « vient d’hériter de la voiture ». Il propose de la faire livrer et demande un acompte, ou le prix entier, par virement.
La voiture n’existe pas, ou elle appartient à quelqu’un d’autre.
Le contrôle : exigez un appel vidéo devant la voiture, avec le numéro de châssis lisible sur le pare-brise et sur la carte grise. Un vrai vendeur le fait en cinq minutes.
Les photos, le texte et le kilométrage au chiffre près sont repris d’une annonce réelle, republiée moins cher sous un autre nom. Les photos portent parfois encore le décor d’un concessionnaire ou d’un loueur.
Le contrôle : cherchez le même kilométrage et la même teinte sur les autres portails. Si la voiture apparaît deux fois à deux prix, appelez le professionnel d’origine au numéro de son site, pas à celui de l’annonce.
« Vous payez la société de transport, elle garde l’argent jusqu’à la livraison, vous avez cinq jours pour refuser. » Le site du transporteur a l’air vrai, le compte bancaire est dans un troisième pays.
Ni mobile.de ni AutoScout24 ne gardent l’argent d’une vente passée par leurs annonces, et aucun des deux ne vous écrira pour organiser une livraison contre un virement. Un message qui prétend le contraire est une fraude, même avec leur logo.
Un professionnel établi peut demander une réservation, avec un bon de commande à son en-tête. Un inconnu qui exige un virement pour « retirer l’annonce » avant toute visite ne vend pas une voiture, il vend une promesse.
Le contrôle : le titulaire du compte bancaire doit être le vendeur nommé au contrat, et le compte doit être dans son pays. Vérifiez la société au registre du commerce allemand et l’adresse sur une carte.
Le site reprend le nom, l’adresse et les photos d’un concessionnaire qui existe. Les voitures sont au bon prix, l’interlocuteur répond vite, le bon de commande a un en-tête. Seul le compte bancaire n’est pas celui du garage : il est au nom d’un tiers, ou « d’un cabinet d’avocats qui sécurise la transaction ».
Le contrôle : appelez le garage au numéro trouvé par vous-même, pas à celui de l’annonce ni du courriel, et demandez si la voiture est bien dans son parc. Un relevé d’identité bancaire qui change en cours de route est un signal d’arrêt.
Il a un site, un numéro français, des « avis ». Il encaisse le prix de la voiture sur son compte et disparaît, ou livre autre chose que ce qui était promis.
Le contrôle : numéro RCS vérifié sur l’Annuaire des entreprises, contrat écrit, et surtout un prix de voiture qui se vire au vendeur, pas à l’intermédiaire. Les sept questions à poser à un mandataire.
C’est le cas le plus fréquent, et ce n’est pas toujours une escroquerie au sens pénal : compteur reculé, accident réparé puis tu, voiture venue des États-Unis après un sinistre, entretien inventé.
« Unfallfrei » dans une annonce ne prouve rien. L’Allemagne n’a pas de registre national des kilométrages : ce sont les factures, le carnet tamponné, les rapports de contrôle technique et la lecture des calculateurs qui parlent.
Le contrôle : vérifier l’historique, puis une expertise sur place avant paiement. Une garantie mécanique ne paie pas un défaut déjà présent le jour de l’achat.
Un seul « non » suffit pour ne pas payer. Chez Econnect Cars, rien n’est versé au vendeur avant le rapport d’un expert automobile agréé, et la réservation de 500 € est remboursée si ce rapport ne vous convainc pas.
Oui, c’est le premier portail d’annonces automobiles d’Allemagne. Mais mobile.de n’est pas le vendeur : il ne vérifie pas chaque voiture et ne garde pas l’argent d’une vente conclue entre vous et un vendeur. La fiabilité se juge annonce par annonce.
Non, pas à un particulier ni à un vendeur que vous n’avez pas vérifié. Une réservation chez un professionnel établi se fait avec un bon de commande à son nom, sur un compte à son nom, dans son pays.
Prix très inférieur au marché, vendeur injoignable au téléphone, voiture « à l’étranger », livraison proposée par un transporteur, virement demandé d’avance, compte bancaire dans un autre pays. Un seul de ces signes suffit à s’arrêter.
Non. Aucun des deux ne garde l’argent d’une vente entre particuliers pour le compte de l’acheteur, et aucun ne vous écrira pour organiser une livraison contre un virement. Un message qui l’affirme est une fraude.
En croisant les factures d’entretien, les tampons du carnet, les rapports de contrôle technique et les kilométrages enregistrés dans les calculateurs de la voiture. C’est une partie de l’expertise avant achat.
Prévenez votre banque sans attendre pour tenter de rappeler le virement, déposez plainte, signalez l’annonce au portail et faites un signalement sur la plateforme officielle du ministère de l’Intérieur. Chaque heure compte.
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